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lamour toujours l'amour....

Écrit le 03 novembre 2003 @ 23:20 par El_Che

ArtsVoici ce qui transpire de mon âme, les idées qui au vol, peuvent être attrapées si on sait seulement les entrevoir...


Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis: “Mon ange !”
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.

Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée !
Toi que j’aime à jamais, ma sœur d’élection,
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition !

Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition !

“Qui donc devant l’amour ose parler d’enfer ?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S’éprenant d’un probléme insoluble et stérile,
Aux choses de l’amour mêler l’honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
À ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !

On ne peut ici-bas contenter qu’un seul maître !
Mais l’enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain : “Je sens s’élargir dans mon être
Un abîme béant ; cet abîme est mon cœur!

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide !
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l’Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu’au sang

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude améne le repos !
Je veux m’anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux !”

Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l’enfer éternel !
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel

Jamais un rayon frais n’éclaira vos cavernes ;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s’enflammant ainsi que des lanternes
Et pénétrent vos corps de leurs parfums affreux
“Hippolyte, cher cœur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu’il ne faut pas offrir
L’holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Hippolyte, Ô ma soeur! Tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d’azur et d’étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je m’endormirai dans un rêve sans fin !

utopie est l'amour, si vous croyez la posséder prôtéger la parce que c'est la seule chose qui nous pousse, jour après jour, à nous lever et à affronter les péripéties d'une existence perdue d'avance, qu'ellles soient excécrables ou célestes...

Commentaire par Drizzt  Score: 0
Écrit le: 04/11/2003@09:50

S'tu toi qui a composé ça? D'Où ça vient?

Commentaire par Nick  Score: 0
Écrit le: 04/11/2003@11:06

Ça serait un certain Charles Baudelaire, le titre est "Femmes damnées Delphine et Hippolyte".
Quelques strophes, deux ou trois, ont été modifiées par un auteur-compositeur-interprète québécois.
L'essentiel de l'oeuvre est de Baudelaire.

Commentaire par Drizzt  Score: 0
Écrit le: 04/11/2003@11:16

Ayoye... Wink

Commentaire par Alexandre  Score: 0
Écrit le: 01/02/2004@22:03

Inculte que sommes nous devenus dans le temps qui s'étourdit à compter encore et encore.


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