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Un boulot à la québécoise

Écrit le 18 novembre 2004 @ 07:03 par Mistyc Pizza

Société - TravailDans l'usine où je travaille - où je produis - les gens me font rire… rire jaune surtout. J'ai remarqué que certains s'amusent d'autres personnes, dans leur dos, à répétition. Un peu comme les pièces que nous fabriquons à la chaîne, ces personnes se répètent et par le fait même m’ennuient à mourir. Mon travail comme tel est déjà plus intéressant que ces mille conversations banales, immorales, grottesques, qui ne riment à rien et qui m'attristent beaucoup. Il me semble qu'il y a tant d'autres sujets à discuter - ben oui! - comme de la pluie et du beau temps. J'entends des méchancetés parfois qui me font le même effet qu'une fausse note ou qu’une voix aigue et stridente. Du côté des commentaires et des racontars, ça opère en titi dans cette boîte-là! Je sais, c'est partout pareil... Quand même, je comprends mal toute cette méchanceté entre nous chaque jour. Pourquoi ne vieillissons-nous pas plus humblement? Je voudrais pour ma part tenter de remédier à ce bobo car c'en est un. Je voudrais me lever et crier fort : "TAISEZ-VOUS!". Et c'est moi qui me tais... On se permet également de juger qui nous voulons, "politichien" ou "artisssse" dans notre bonne société Québécoise. Est-ce un comportement typique d'ici? Probablement pas. Une honte certes et j'en fais partie. Je n'échappe pas à ce fléau. Sans doute suis-je même influencé par lui malgré moi. Je crois qu’il est convenable de garder certaines choses pour soi. La parole est devenue trop facile, j’en conclus.

Commentaire par Tchibou  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@09:13

d'accord à 100% avec toi. À mon dernier emploi, même si je n'ai fait qu'une courte visite, j'ai remarqué rapidement que les commérages allaient bon train. C'est la nature humaine mais c'est vraiment triste de voir jusqu'à quel point une personne peut être méchante en se fiant seulement à l'apparence et aux dires des autres. Moi aussi je fais parti de cette gang de potineurs(euses) et ça me désole. Je ne veux pas faire du mémèrage de plus en plus en vieillissant! Frown

Commentaire par Alexandre  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@10:15

Moi, le monde qui, comme vous, se pleint toujours de ce qu'il y a autour, je trouve que ce sont des lâches. Plus facile de pleurnicher que de bouger. Dans le fond, on le sait bien, vous n'êtes pas mieux que les autres, toujours à juger ceux qui les entourent... Evil Laugh

Sérieusement, c'est une farce juste pour montrer à quel point il est facile de juger sans fondement. Le pire, c'est que nous le faisons sans cesse et que ça ne nous apporte rien. En effet, si les dires pouvaient être fondés, s'ils pouvaient avoir une influence directe sur nous, ce serait peut-être différent. Je ne me rappelle plus quel philosophe (je pense qu'il s'agissait de Platon) avait déjà vécu une situation semblable où un homme était venu le voir en désirant lui "raconter" des choses. Le philosophe lui avait alors demander si c'était de bonnes choses, s'il avait vérifier les dires et si ça le concernait. Après que l'homme aie répondu non à toutes ces questions, le philosophe dit alors qu'il ne voulait pas l'entendre car ça ne lui apporterait rien. Smart!

Le pire dans toute l'histoire c'est que ce qui nous fatigue chez les autres sont souvent des choses que nous ne remarquons pas chez nous. Comme il a été dit : "Tu vois la paille dans l'oeil de ton voisin, mais tu ne vois pas la poutre dans le tien..." J't'ai cassé!

Commentaire par Nick  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@13:07

Quelqu'un arriva un jour, tout agité, auprès du sage Socrate:
-Écoute Socrate, en tant qu'ami, je dois te raconter...
-Arrête. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois passoires?
-Trois passoires?
-Oui, mon ami: trois passoires. La première est celle de la vérité. As-tu examiné si tout ce que tu vas me raconter est vrai?
-Non, je l'ai entendu raconter et...
-Bien, bien, mais assurément tu l'as fait passer à travers la deuxième passoire. C'est celle de la bonté. Est-ce que, même si ce n'est pas tout à fait vrai, ce que tu veux me raconter est du moins quelque chose de bon?
-Non pas, au contraire...
-Essayons donc de nous servir de la troisième passoire et demandons-nous s'il est utile de me raconter ce qui t'agite tant.
-Utile, pas précisément...
-Eh bien, dit le sage, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, oublie-le et ne t'en soucie pas plus que moi.

Référence

Commentaire par Alexandre  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@17:09

Merci Nick, je savais bien que j'avais vu ça dans mon premier cours de philosophie. Socrate, ce sacré Socrate.

Commentaire par Drizzt  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@10:54

J'ai déjà lu, à quelque part, que le commérage renforçait l'esprit d'équipe..

Bon, je vois déjà vos visages devenir ainsi : Bugeye

Très simple, quelqu'un commence à se plaindre contre son supérieur immédiat, et bien si les autres suivent, il va y avoir un sentiment d'appartenance qui va se créer. Oui, il va être basé sur quelque chose de négatif, et probablement nourrit par des méchancetées. Vous remarquerez aussi que si quelqu'un du groupe augmente en grade, les commérages vont aller très très très bon train contre cette personne.

Certains voient celà comme faisant partie de la game, moi je trouves celà juste stupide.

Je me compte chanceux de pouvoir rire autant avec mon boss qu'avec mes collègues. Quand on se prend trop au sérieux... c'est pas mieux! Smart!

Commentaire par Alexandre  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@11:04

Ce qui nous amène à une situation où l'envie pourrait être en cause. Tant que tu es comme le gang, c'est OK, mais si tu a une promotion, c'est que tu dois être quelqu'un qui est ... ou parce que tu ... et que le boss ... En fait, c'est l'envie des autres (avoué ou non) qui va faire ça. Mais pour le phénomène de gang qui renforce l'esprit d'équipe, je suis d'accord, mais ce n'est pas nécessairement mieux que de ne pas être en gang dans ce temps là.

Commentaire par Drizzt  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@11:06

Entièrement d'accord..

J'expliquait juste ce que j'avais lu.. Razz

Commentaire par Tomastan  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@11:49

Je suis d'accord avec toi mistyc. Moi je suis tellement écoueuré des !/$? %/$%"/ de commérages pi des moumounages de mes collègues de travail que j'ai demandé mon transfert dans un autre département.

Ils sont ben bons pour chialer apres tout le monde et apres toutes, mais quand c'est le temps de parler, ben non ils se taisent. Ça affecte mon moral pi j'en était rendu (et je le suis encore) défaitiste et pessimiste.

Bang!

Des fois on se croirait dans une cour de maternelle... Mais le plus difficile c'est de trouver un moyen de fonctionner à travers ça. Moi j'ai choisi de fuir cette situation, mais c'est pas toujours possible. Est-ce possible d'en parler avec ton supérieur (sans nommer de nom) lui disant que ça affecte ton moral? Peut-être manque-t-il d'activité sociale pour l'entreprise? La dernière activité ici au bureau à permis de se rapprocher: c'était du paint ball dont les équipes étaient déterminées au hasard entre ceux inscrit.

Mais c'est sur que peut importe ce que nous ferons, y aura sans doute toujours du monde qui n'aime PAS leur travail et qui ne trouvent rien de mieux que de faire détester leur travail aux autres.

Il y a toujours la solution d'arriver au travail et tirer tout le monde, mais c'est pas efficace pour la santé mentale.

Mon truc: je me prends jamais au sérieux. Si quelqu'un commence à me déblatérer du chialage sur tel ou telle chose ou personne, je lui sort une connerie tellement ridicule qu'il n'a pas le choix de rire pi changer sa suite d'idée. Alors ceux qui veulent vraiment chialer me parleront pas, pi ceux qui veulent se changer les idées me parleront
Dernière modification le 18 novembre 2004 @ 12:03

Commentaire par Nick  Score: 0
Écrit le: 18/11/2004@13:16

Bonjour à tous, comme tout le monde, je vais donner mon opinion.

Oui, c'est dans la nature humaine de juger les autres et de chialer. En fait, c'est souvent une question d'estime de soi et de souci d'équité.

L'estime de soi se transpose souvent dans des commentaires du genre :
- Check la elle est pas belle
- Ses cheveux lui font pas bien
- Elle a du s**** des p**** pour être arrivée ou elle est
- Untel est tellement poche a la job
C'est souvent simplement une façon plus inconsciente que consciente de se remonter le moral ou se rassurer en se disant si elle est pas belle, par opposition moi je suis belle ou si untel est pas bon et qu'il conserve quand même son emploi, je ne dois vraiment pas m'inquièter du mien.
On se complait trop facilement dans ce type de comportement. Mais ne vous en faites pas, c'est normal nous sommes tous comme ça, un peu ou beaucoup.

Le souci d'équité est aussi quelque chose à la base des commérages, untel a été engagé après moi et il a déjà eu une promotion que je n'ai pas eu. Il doit être un bon ami du supérieur.
En effet, il est peut-être un bon ami du supérieur mais il est peut-être aussi plus qualifié pour faire la job que moi. Et ceci ne veux pas dire du tout plus qualifié pour l'ancienne job que moi. C'est connu, toute la littérature le dit, c'est une très mauvaise idée de mettre le meilleur gars de production contremaitre de son équipe de travail. Il ne faut même pas en tenir compte et simplement se demander s'il serait un bon contremaitre.

Encore une fois, je m'écarte du sujet... bon commérage !! Wink


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